Le veux-tu mon corps ? Je te le donne.

 

Mon corps cette semaine, honnêtement, je l’aurais donné. Je pense pas que j’ai déjà eu aussi mal de ma vie. Je suis la chanceuse qui a eu une crise du côlon irritable + une gastro. L’enfer c’était chez nous.

Ce qui a fait mal à mon corps

Je suis allée la semaine passée dans un congrès. J’avais franchement hâte de sortir de ma routine. Mais j’avais tout de même peur. Deux jours sans pouvoir manger MA nourriture. Je ne voulais pas tout défaire ce que j’ai acquis depuis juillet ! Tu vois l’anxiété s’est mise à s’enclencher. Je me suis assurée de mettre des noix et de la crème d’amande pour mon café, Sté l’essentiel…

tchin-tchin

J’ai eu du fun, mais tellement de fun ! Pis j’ai bu, mon Dieu que j’ai bu, comme s’il y n’avait pas de lendemain. Ben, crois-moi, y’en a eu un. Pis il m’a rentré dedans comme un 10 roues. Je commençais à regretter. Comme une adolescente qui s’est fait prendre par ses parents, mais moi c’est par mon estomac et mes intestins. J’ai commencé tranquillement à gonfler. À me sentir mal. Plus je « feelais » pas, plus j’angoissais. Ah le maudit stress !

Je me rendais compte que ma gorge était en feu (j’aurais pu en cracher facilement), que mes articulations recommençaient à me torturer et un solide mal de cœur était de la partie. Je ne me contrôlais plus du tout. J’étais bête, fatiguée et j’avançais à rien. Une loque humaine. J’ai pris du retard dans beaucoup de trucs et je me sentais coupable. Tout pour m’aider à aller mieux.

Un appel qui a sauvé mon corps

Un matin, j’appelle Anne en pleurs. J’en peux juste plus. Je me sens lasse de tout ce processus. Je ne comprends vraiment pas où ça s’en va. Je suis pas censé aller mieux un moment donné ? Des efforts, j’en fais. De la bouffe que j’adore comme des lasagnes, j’ai fait une croix dessus pour ma santé, mais là, si je suis pour rusher comme ça, j’ai ben le goût de lâcher ça !

Ben non, j’ai eu seulement que quelques heures de découragement, car Anne m’a ramené à la réalité ! Elle m’a suggéré certaines choses et me rassure que ça finirait par mieux aller.

Juste ça ? Je suis sceptique, mais je vais tester…

3-4 jours plus tard, bien je sens déjà les bienfaits. Ce n’est pas parfait, certes, mais c’est doublement mieux. Ses conseils et son écoute m’ont été d’un grand réconfort. Ce processus, je le poursuis grâce à elle. Finalement, mon corps je vais le garder !

Alexandra 

Les chips m’ont littéralement sauté dans la bouche

J’aime les pique-niques, tu ne sais pas du tout à quel point. Les chips, les sandwichs, les salades de pâtes… Le bonheur. Qu’est-ce que je peux manger dans cette énumération ? Rien. Rien pantoute. C’est par choix, je sais. C’est surtout parce que je ne tolère plus d’être malade. Mais ça ne m’empêche pas de manger mes bas en voyant ce festin.

Je suis à cet événement familial et j’ai du fun. Je jase, je revois des gens que je n’ai pas vus depuis longtemps, il fait soleil… Le bonheur est dans la cabane. Les chips de maïs à la lime sont sorties sur la table. Je sens leurs odeurs m’appeler… Je vis une dualité. J’ai peur de les manger, car je sais que je ne pourrais plus m’en passer. Mais en même temps, quelques-unes… Juste quelques-unes…

Les chips ont gagné. J’en ai mangé, beaucoup. Je ne pouvais pu m’arrêter. Une vraie folle. Je n’ai par contre senti aucune once de culpabilité. J’étais contente, ça fitait avec mon feeling général. J’ai même rajouté un petit verre de rouge, tant qu’à être dans la joie.
En après-midi, j’ai commencé à gonfler. Solidement gonflé. J’étais enceinte de quoi, 4 – 5 mois, genre ? Là, je commençais à regretter. Bon, tu me diras :

Alex ! Ça sert à rien de regretter, faut vivre ! Tu l’as fait pis tu passes à autre chose.

En théorie, tu as parfaitement raison. En pratique, ben, c’est pas d’même que ça marche pantoute. Une bonne chance que j’étais en robe, crois-moi,  car j’aurais crevé un œil à quelqu’un à la force que mon bouton de pantalon aurait lâchée. Oui, je me sentais coupable.
Le soir, j’ai un souper d’amis. Dans mon cas, ce n’est jamais super de manger tard. L’acidité se forme dans mon estomac et je me sens mal. Je vois une belle salsa faite maison accompagnée de CHIPS DE MAÏS ! Noooooon !!! Elles me poursuivent ! Bon, j’ai tellement faim, je mange, sinon je serai pas d’humeur. La salsa est bonne ! Mais elle a plein de sucre. Pas grave, elle me saute dans la bouche toute seule.

Les_chips

J’ai déjà mal au ventre et j’en rajoute. C’est pas intelligent, je sais. Mais honnêtement, sur le moment, je m’en fous. Je passe une belle soirée, c’est ce qui compte.
Je ne dors pas de la nuit. Le lendemain, je mets des leggings, car mon ventre va exploser. Est-ce que je veux vivre comme ça ? Je suis si fière des progrès que j’ai ! J’ai 11 livres de perdues, des ongles 100X plus forts, ma peau est moins sèche et je dors mieux. Pourquoi Diable, je me laisserais guider par de la nourriture qui me fait mal ? Le plaisir pour moi est maintenant différent. Mon intuition guide mes choix en fonction de ma santé. Et le vrai bonheur, c’est exactement ça.

Maux_ventre

 

Ceux qui disent que c’est facile ne l’ont pas essayé

Le régime paléo, facile ? Sérieusement, si tu dis ça c’est que tu ne l’as pas essayé. C’est de la préparation et de l’organisation et dans mon cas lorsque l’organisation est passée, je devais être trop occupé, car je ne l’ai pas cette qualité-là.

Ma grosse difficulté cette semaine c’est que je déteste cuisiner. Et je crois que le mot détesté est faible. Comme mon alimentation est faite en grande partie de viandes, de légumes et de fruits, je dois fait un minimum de cuisine… Si je pouvais manger la viande crue, je te jure, je te ferais. Mais bref… Je ne suis pas une femme des cavernes.

Ma fille débutait la maternelle aussi cette semaine. Allo, le stress ! J’ai eu la tête ailleurs. Je ne l’avais certainement pas à me préparer de bon et joli plat, certain ! J’étais tellement anxieuse que tout ce que j’avais le goût de manger c’est des protéines. Je peux te confirmer que le bacon, les œufs y ont goûté ! Je n’avais pas le niveau d’énergie nécessaire pour varier. Mon corps avait besoin de ça et je l’ai écouté.

Bacon

Je me suis rendu compte que je devais trouver un moyen de m’organiser. Car préparer des pâtes à la sauce rosée gratinée à ta petite famille et toi manger une salade à côté, c’est chiant. Combien de fois, je me voyais prendre une grosse bouchée de ces fameuses pâtes ! Je te le dis, j’en ai même rêvé !

Tu vas me dire : ben Alex, pourquoi tu ne t’es pas gâté ? Tu ne dois pas te priver !

À chaque fois que je pensais à avaler tout rond ce repas, je me voyais plier en deux de douleur.

Est-ce que ça vaut la peine ? NON.

Donc, je me suis procuré de beaux livres de recettes. TSE, j’en ai de bonnes intentions. Premièrement, ce sont des livres français. Les conversions sont différentes et les ingrédients… Késsé ça ! Je trouve ça où ? Pour te mettre en contexte, je vis dans un gros village. C’est pas des trucs que je trouve chez nous. J’en ai fait des kilomètres pour trouver tous ces ingrédients. Si n’avais pas été convaincu que cette alimentation me fait du bien, j’aurais lâché drette-là ! Aille 20 $ de gaz pour aller m’acheter de la farine !

Késsé ça !

Je comprends maintenant que certaines personnes ne franchissent pas la clôture. Que le découragement soit présent. Que la complexité prenne toute la place. Que les bonnes intentions prennent le bord. Mais…

Ne lâche pas ! Les spécialistes disent que ça prend 21 jours pour adopter une nouvelle habitude. Qu’avec de l’organisation (soupir) tout est plus facile ! Tu prendras ton rythme. Prendre des sessions de coaching pour bien comprendre ce que tu fais et pourquoi tu fais est essentiel.

J’en suis une preuve. Si je peux le faire, tu le peux. Fais-toi donc ce cadeau.

L’anxieuse commence son alimentation paléo

Sérieusement, je suis un cas lourd ! Sté une fille qui mange mal, bois trop, avec l’hygiène de sommeil déficiente (eu quessé ça une hygiène de sommeil) et anxieuse par-dessus le marché. C’est ben simple, je suis une bombe à retardement.

Alexandra
J’ai toujours envié les gens qui sont capable d’avoir une habitude de vie et surtout de la garder. Les miennes ne durent jamais plus que quelques mois. Je suis hyper motivée, je veux changer le monde, je perds du poids, je m’entraîne et drôlement ça disparaît comme de la neige en juillet. Ensuite, embarque le cycle de la culpabilité et de l’auto flagellation.
Alex! T’es pas bonne! Tu n’es pas capable de rien continuer. Tu lâches tout ce que tu entreprends. Come on

Je sais, ça donne franchement rien d’aller-là. Mais que veux-tu, mon côté anxieux ressort souvent.
Une certaine semaine du mois de juillet, je feel mal.

Je suis incapable d’identifier d’où vient ce mal, mais je sais que ma santé se détériore de jour en jour. Jusqu’au fameux vendredi matin où je suis incapable de me lever. J’ai de l’inflammation partout. Mes articulations ne plient pu. Mon dos me fait souffrir X1000 et ma gorge est en feu.
Ben voyons donc! Qu’est-ce qui se passe avec moi? Ça y est, j’ai la sclérose en plaques (mon côté anxieux, encore une fois.)
Désespérée, oui oui, désespérée, je contacte Anne. Je pleure et je ne comprends pas ce qui m’arrive. Doucement, elle me conseille de changer mon alimentation.
QUEOI ?
Mon corps ne supporte plus mon mode de vie. Il me parle et fort en plus. Si je veux être encore là pour ma fille, je dois changer pis toute suite. Dramatique? Pas tant que ça.
C’est là que j’ai décidé de suivre du coaching avec Anne. Le meilleur investissement de ma vie. Elle sera là les jours où j’aurais les blues de mes produits laitiers. Elle m’accompagnera dans l’amélioration de ma qualité de vie. Je suis heureuse !

 

1 semaine plus tard…
Je suis sur le coin de mon comptoir de cuisine pis, je pleure. Pas un peu, à chaudes larmes ! Je me sentais découragée et surtout seule au monde. Voir mon chum et ma fille manger de bonnes crêpes au blé et bourrées de sucres comme j’aime me fait flipper.  En fait, ce genre de farine ne fait plus partie de mon quotidien alors imagine le sucre raffiné.

 

Quel malheur ! À ce moment, je voyais tout en noir.

crying

 

2 semaines plus tard…
J’ai poursuivi et je n’ai surtout pas lâché. Je suis allée chez TAU, Bulk-Barn et chez Rachelle-Bery et j’ai acheté des trucs qui me plaisaient. Je me suis fait plaisir. J’en avais besoin. Car ce n’est pas vrai que maltraiter mon corps me faisait plaisir, right ?
Je me sens déjà dégonflée, bien dans ma peau et mes ongles n’ont jamais été aussi blancs ! En 14 jours, c’est malade !
Finalement, c’est ça être bien ? Je vais continuer, certain !

Tu pourras suivre mon parcours du bonheur pour les prochains mois. Tu y liras, mes hauts et mes bas et surtout le bonheur de manger paléo pour ma santé et mon bien-être !

Au plaisir !

Parcours